CHOISIR ET CHARGER SON VÉLO DE VOYAGE

Idées de produits spécialisés ou faits maison


Pas besoin de dépenser une fortune pour s'initier au bikpacking. Il existe une multitude de façon de monter son équipement d'aventure. À chaque voyage, c'est le moment de se réajuster et tenter de nouvelles façons de faire. La clé est de laisser aller sa créativité, d’essayer des choses différentes et de penser à l’extérieur de la boîte.


Plusieurs vélos spécialisés existent sur le marché, rappelle-toi que le meilleur vélo est celui que tu as déjà et que tu aimes rouler! L’important est qu’il soit fiable et en bon état.

Il n’a pas nécessairement besoin d’être conçu spécifiquement pour le bikepacking. Il s’agit parfois de quelques modifications afin de l’adapter à vos ambitions comme, par exemple, changer pour une cassette avec plus de dents afin de faciliter le travail dans les côtes une fois la monture chargée.

J’ai fait des voyages sur plusieurs types de vélos : vélo de gravelle, vélo d’enduro, vélo de montagne sans suspension. Chacun offre des avantages et des inconvénients, mais je me suis vraiment amusée avec chacune de ces montures!

LE CHARGEMENT

Je m’inspire évidemment de plusieurs sites internet, de blogues et de mes amis cyclistes. J’essaie toujours de commencer à préparer mon équipement à l’avance pour avoir le temps de jouer avec tout ça et de trouver de nouvelles configurations qui optimisent l’espace et le poids.

Un des avantages des accessoires conçus pour ce type d’aventure est qu’ils sont facilement adaptables à plusieurs types de vélo.

Contrairement au cyclotourisme où on range tout dans de grandes sacoches retenues au vélo par des porte-bagages, les sacs de bikepacking sont attachés directement sur le vélo, en utilisant principalement des sangles, des boucles et des adaptateurs.

Si ces types de sacs sont moins spacieux que les sacoches de cyclotourisme classiques, ils offrent l’avantage d’être nettement plus légers et compacts. Aussi, ils se fixent pratiquement toutes les sortes de vélo.

Malgré ce qu’on pourrait croire, la monture demeure très manœuvrable et agréable à rouler sur les sentiers ou à soulever si on doit franchir des obstacles infranchissables en pédalant.

//LE GUIDON

On commence normalement par fixer un sac au guidon. Bien que plusieurs fabricants offrent de super sacs de guidon, quelques notions de couture et de bricolage suffisent pour fabriquer son propre harnais de guidon auquel tu pourras attacher un sac étanche.

Je me suis inspirée de ce tutoriel pour fabriquer le mien en utilisant une voile de bateau recyclée, doublée d’une crazy carpet pour lui donner davantage de tonus. J’ai utilisé un adaptateur de sacoche de guidon de cyclotourisme, mais des sangles fixées au guidon feraient aussi bien l’affaire.

Certaines personnes convertissent de vieux sacs pour appareil photo en sac de guidon, ce que je trouve super pratique!

J’aime ranger mon équipement « dodo » dans le sac étanche sur mon guidon : mon sac de couchage, ma doublure de sac de couchage en polyester (qui me sert aussi de foulard lors des soirées fraîches) et mes vêtements de nuit.

Si je trimbale une tente, je fixe les arceaux à mon sac de guidon.

//LA FOURCHE

Le reste de mon équipement « dodo » est fixé à la fourche à l’aide de deux « cargo cage ». Comme mon vélo n’a pas d’œillets au niveau de la fourche, j’enroule d’abord une vieille chambre à air autour de ma fourche, puis je fixe la cage à l’aide de collets de plomberie.

J’ai testé une panoplie de sacs en combinaison avec ces cages et la meilleure option que j’ai trouvée est le sac Big River 5 L de Sea to Summit. D’un côté de ma fourche, j’ai mon matelas de sol et de l’autre côté, mes vêtements de soir et de rechange.

//LA SELLE

Un sac de selle me permet de ranger mon équipement de camping et mes vêtements de pluie. Comme cette pièce d’équipement dépassait mes compétences en couture, j’ai opté pour le sac Rollpacker 25 d’Arkel que j’aime beaucoup! Fait au Québec en plus! Il est suffisamment spacieux pour y ranger mon ensemble de cuisine avec mon chaudron, mon imperméable, quelques vêtements de rechange et un peu de nourriture.

Il est aussi possible de fixer un sac étanche à notre selle à l’aide de sangles, une bonne façon de commencer ses premières sorties de bikepacking.

Une alternative au sac de selle est d’utiliser un porte-bagage et d’y fixer un sac étanche sur le dessus avec des cordes élastiques. C’est peut-être un peu plus lourd au final, mais très économique!

//LE CADRE

Si on veut un peu plus de rangement, on peut ajouter un sac de cadre, un complet ou un partiel. Toute comme pour mon sac de guidon, j’ai conçu le mien en utilisant une vieille voile de bateau en suivant ce tutoriel et j’ai été étonnée de la qualité du résultat! Quelle satisfaction!

C’est étonnant tout ce qu’on peut y ranger : trousse mécanique, trousse de premiers soins, couteau de poche, lampe frontale. J’y ajoute même la nourriture que j’achète lors d’arrêts à l’épicerie. C’est l’endroit idéal pour l’équipement lourd, car il aura peu d’effet sur la maniabilité du vélo.

//LE CYCLISTE

J’opte parfois pour un petit sac à dos de maximum 25 litres, selon la quantité de matériel que j’apporte pour un voyage donné. Le compromis d’un sac de cadre est qu’on doit retirer les portes-gourde dans le cadre, je me fis ainsi à mon sac d’hydratation pour mon eau. Je peux aussi y ranger la nourriture supplémentaire au besoin.

//LES GADGETS PRATIQUES

On peut ensuite jouer avec certaines pièces d’équipement pour adapter notre monture à nos besoins. Je suis particulièrement fan de ce produit afin de fixer des porte-bouteilles ou un support à pompe. Essayez de poser cet adaptateur sous le cadre, sur le guidon ou encore sur le tube supérieur du cadre.

Des sacs «feedbags» sont très pratiques pour avoir des collations à portée de main tout en roulant. Tu trouveras peut-être des endroits insoupçonnés pour fixer tes bouteilles d’eau et autres équipements ou pour accrocher de l’équipement directement au cadre. Plus il y en a sur le vélo, moins il y en a dans les sacs.

FAIRE DES TESTS

Il existe une multitude de façon de monter son équipement sur son vélo. À chaque voyage, je me réajuste et tente de nouvelles façons de faire. La clé pour moi est de laisser aller ma créativité, d’essayer des choses différentes et de penser à l’extérieur de la boîte.

Je m’inspire évidemment de plusieurs sites internet, de blogues et de mes amis cyclistes. J’essaie toujours de commencer à préparer mon équipement à l’avance pour avoir le temps de jouer avec tout ça et de trouver de nouvelles configurations qui optimisent l’espace et le poids.

Marie-Pierre Varin

J’ai commencé à faire du cyclotourisme seule à 19 ans et plus de 10 ans plus tard, je suis encore toujours aussi passionnée par les voyages à vélo. Depuis maintenant 3 ans, je m’intéresse avidement au bikepacking et j’y découvre une façon de voyager plus légère et aventurière, car je peux explorer davantage de territoire via les chemins de gravier et les sentiers. La communauté de bikepackers est grandissante et je me réjouis de voir à quel point c’est enrichissant de partager les connaissances et les expériences que l’on accumule à coup de pédale.

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