Pourquoi les vêtement de plein air fabriqués de laine mérinos ou alpaga sont-ils si populaires ...
Texte et photos par Marie-Christine Daignault
Les poignées ne font pas l’objet de grands débats comme peuvent l’être les suspensions ou les freins! Si bien que le processus de sélection de la poignée idéale reste souvent sous-estimé. Pourtant, son choix influence non seulement le confort, mais aussi le contrôle, la fatigue et la prévention des blessures.
« Tout est réfléchi dans un design de poignées. Il y a tellement de détails dans une simple poignée que les ordinateurs de nos ingénieurs peinent à traiter toute l’information », souligne en riant Quinn Lanzon, directeur du marketing chez One Up Components.
Le choix d’une poignée ne devrait jamais être laissé au hasard. Entre diamètre, densité du caoutchouc, ergonomie et système de fixation, chaque détail influence le confort, le contrôle et la durabilité.
Voici les principaux éléments à prendre en compte lors de l’achat.
Une donnée qui influence directement la biomécanique de la main, la transmission de puissance et la fatigue musculaire. Trois grandes catégories sont actuellement disponibles sur le marché : minces, standards et épaisses.
« Les poignées minces ont été développées pour les coureurs. L’idée est de réduire au maximum la distance entre la main et le guidon pour donner le maximum de sensations et de vibration pour le plus de contrôle possible. Tu sens tout avec ça. Les poignées minces sont conçues avec un caoutchouc plus dur pour améliorer la durabilité et conviennent surtout à ceux qui roulent avec des gants, explique Quinn. Au contraire, les grosses poignées visent à mettre le plus de caoutchouc possible entre la main et le guidon. Le design d’une grosse poignée est plus complexe, tout est pensé pour supporter davantage et ça fait vraiment une grosse différence au niveau du confort. »
Les poignées minces procurent un contact très direct avec le guidon. Elles sollicitent davantage la musculature de la main et des avant-bras.
Avantages techniques :
Limites :
Le diamètre intermédiaire, dit « standard », représente le compromis utilisé par la majorité des cyclistes et des fabricants. Elles visent à convenir à la majorité.
Avantages techniques :
Limites :
Conçues pour maximiser la surface de contact, elles réduisent la pression exercée sur les tissus mous de la main et améliorent l’absorption des vibrations.
Avantages techniques :
Limites :
Le composé de caoutchouc influence directement l’adhérence, la durabilité et l’absorption des vibrations.
« Les poignées avec une gomme plus molle conviennent vraiment bien aux cyclistes qui roulent sans gants », précise Quinn.
Verrouillées (Lock-on) : poignées munies d’anneaux de serrage en aluminium ou acier.
Collées (slip-on) : glissées directement sur le guidon (parfois avec colle, air comprimé ou alcool isopropylique).
L’ergonomie devient particulièrement importante pour les cyclistes souffrant d’engourdissements, de tendinites ou de douleurs aux poignets.
La texture de la poignée influence non seulement l’adhérence, mais aussi la gestion de l’humidité, la durabilité et la sensation en main. Trois grands aspects sont à considérer :
Les motifs en losanges, striés ou gaufrés offrent des niveaux d’adhérence variés selon leur profondeur et leur densité. Les stries longitudinales favorisent la stabilité lors des mouvements avant/arrière, tandis que les motifs gaufrés procurent un meilleur ancrage avec les gants et limitent le glissement latéral. Plus le relief est prononcé, plus l’adhérence est forte, mais cela peut aussi accélérer l’usure des gants.
Les poignées rainurées, quant à elles, sont conçues pour faciliter l’évacuation de la sueur, de l’eau et de la boue. Elles sont particulièrement efficaces en conditions humides ou très chaudes, ou encore pour les cyclistes qui roulent sans gants. Leur seul bémol est qu’elles peuvent parfois générer une sensation de confort moindre, les rainures créant des points de pression localisés. « Tout est une question de préférence, il est même possible de couper certaines rainures pour améliorer le confort au besoin », précise Quinn.
Certains modèles adoptent un revêtement collant, dit tacky. Ce type de surface légèrement adhésive accroche très bien, même avec des gants mouillés ou en sueur. C’est un choix populaire en descente et en enduro, où le maintien maximal est essentiel. En revanche, ces poignées attirent plus facilement la poussière et les saletés, ce qui impose un entretien régulier. Certains cyclistes trouvent aussi qu’un rêvetement trop collant limite la liberté des micro-mouvements sur de longues sorties.
Pourquoi les vêtement de plein air fabriqués de laine mérinos ou alpaga sont-ils si populaires ...
L'ajustement du sag en vélo de montagne optimise la performance des suspensions. Résultat: plus...
Voici quoi savoir pour bien magasiner....
