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Texte et photos par Marie-Christine Daignault
Après des centaines de kilomètres de pédalage, des dizaines d'heures de coaching en sentiers et quelques randonnées pédestres obligées (ben oui !), je peux sans gêne attester de la polyvalence, du grand confort et de l'excellent maintien des souliers Flat 2.0 de Leatt.
J'ai eu la chance de tester les souliers dans différents types de pratique, de météo et de terrain et ce, lors de conditions normales d'utilisation pour la plupart des cyclistes de montagne, mais avec une fréquence élevée sur une saison complète. Je les ai portés en sentiers, mais aussi au parc d'habiletés et en pumprack.
APPRÉCIATION GÉNÉALE
LES +
LES –
À QUI S’ADRESSE LE PRODUIT?
Les souliers Flat 2.0 sont une excellente option pour les cyclistes qui recherchent de la polyvalence tout terrain et du confort tout en bénéficiant d'un bon maintien du pied sur les pédales. Les personnes avec un pied large vont apprécier l'espace offert à la plante du pied et les orteils. Aucun engourdissement possible ! Les cyclistes qui pratiquent principalement de la descente vont préférer une soulier avec une semelle plus molle et adhérente, qui toutefois, fondera plus vite !
Avec son look décontracté, ce soulier étonne par son maintien initial. Au premier essai, il peut même sembler un peu rigide ou contraignant. Cela s'explique par la conception qui vise à empêcher le talon de se soulever de la semelle intérieure pendant le pédalage ou la marche. Chez Leatt, le système global de talon anti-soulèvement inclut notamment le laçage, le soutien au niveau du médio-pied, une forme de talon plus profonde et enveloppante et un col de chaussure plus serré. L'objectif est de sécuriser le pied sans avoir recours à des systèmes mécaniques (comme des sangles ou des boucles). Tout cela s'assouplit après quelques sorties et très vite, on apprécie le design simplifié, offrant un look épuré et un bon maintien.
La forme du soulier s'avère un atout majeur pour les personnes qui, comme moi, ont le pied large. L'espace au niveau des orteils contribue au confort du Flat 2.0.
Même après une saison d'utilisation assez intense: de 3 à 4 sorties par semaine, sans compter les heures de coaching à rester debout et les quelques randonnées pédestres (tu sais, quand tu oublies tes espadrilles en voyage!), la structure, la semelle et les mousses intérieures tiennent encore le coup.
Améliorer la transmission de puissance
Moins le pied glisse dans la chaussure, moins d’énergie est perdue à chaque coup de pédale. Cela optimise ton efficacité, même sur des pédales plates.
Réduire les risques de frottements/blessures
Le soulèvement du talon cause souvent des ampoules, surtout dans les longues sorties où le pied transpire et bouge dans la chaussure.
Améliorer la stabilité sur les sections techniques
Un talon bien maintenu = un pied plus stable quand tu as à repositionner le pied sur les pédales dans des sections rocheuses, humides ou en descente.
Favorise le confort à la marche
Quand tu pousses le vélo ou marches dans un sentier, le maintien du talon t’évitera la sensation de claquement du talon contre la semelle
Assez souple pour sentir les pédales et marcher, la semelle offrir une bonne sensation et tenue sur les pédales. Le composé de caoutchouc m'apparaît comme un excellent compromis entre une bonne adhérance sur les picots et une bonne durabilité. J'utilise des pédales OneUp avec des picots reconnus pour leur agressivité et - même après une forte utilisation - la semelle est encore en état. Bon nombre de souliers testés dans le passé n'ont pas dépassé le cap d'une demi-saison sans perçer la semelle.
Leatt propose dans cette version 2.0 une gomme de semelle plus tendre, mais aussi un nouveau motif qui vise à améliorer l'adhérence. De mon côté, je n'ai pas été en mesure de noter ou ressentir les bienfaits spécifiques de ce motif.
Dans l'ensemble, mes pieds tiennent très bien sur les pédales, que ça soit en moulinant lors des montées ou en appui lors des descentes et ce, autant dans les terrains techniques que roulants.
Les cyclistes qui font beaucoup de descente dans des terrains plus techniques vont certainement préférer se tourner vers des gommes plus molles, qui sont aussi moins résistantes dans le temps.
La suédine synthétique, couplée avec la perforation sur le dessus du soulier, permet une bonne ventilation pour maintenir les pieds aux frais. Le matériau s'avère vraiment durable d'autant plus qu'il est imperméable, résistant à l'abrasion et à l'humidité.
Je passe plusieurs heures par jour dans mes souliers de vélo de montagne et - merci ! au traitement microbactérien - aucune odeur désagréable ne s'est jamais manifestée!
Dernier point, un peu plus futile peut-être, j'adore les options de couleurs «pas plates» proposées par la marque sud-africaine pour les modèles femmes.
Après 1 saison intensive d'usage dans toutes les conditions, sur des pédales OneUp, le soulier et la semelle résistent très bien.
À propos de notre banc d'essai
Nos testeurs sont des cyclistes de montagne comme vous et moi, des Madames-Monsieurs Tout-le-Monde qui pratiquent le vélo comme loisir et qui apprécient les bons rapports qualité-prix parce qu'au-delà de notre passion, il y a la vie de famille, le travail et le budget.
Merci à Leatt de nous avoir permis de faire cet essai.
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